Les réponses de l’IA

Question : L’évolution biologique favorise-t-elle l’intelligence et la complexité?
Réponse : ChatGPT – 29 janvier 2026

1. L’évolution ne “vise” rien

L’évolution biologique n’a aucun objectif. Elle ne cherche ni l’intelligence, ni la complexité, ni le progrès. Elle favorise simplement ce qui permet de survivre et de se reproduire dans un environnement donné, à un moment donné.

Si être simple fonctionne mieux, la simplicité gagne. Point.

2. La complexité peut être un avantage… ou un handicap
  • Dans certains contextes, plus de complexité = plus de flexibilité (cerveau plus développé, comportements variés, apprentissage).
  • Mais la complexité coûte cher : énergie, temps de développement, risques de panne.

Exemple classique :
Les bactéries existent depuis ~3,8 milliards d’années et sont incroyablement bien adaptées. Elles sont simples, efficaces, et dominent la planète en biomasse. Pas besoin d’intelligence pour ça.

3. L’intelligence n’est qu’une stratégie parmi d’autres

L’intelligence est utile quand :

  • l’environnement est changeant
  • les comportements rigides ne suffisent plus
  • la coopération ou la tromperie jouent un rôle

C’est pour ça qu’on la voit émerger surtout chez :

  • certains mammifères (primates, cétacés)
  • des oiseaux (corvidés, perroquets)
  • même des céphalopodes (pieuvres)

Mais la majorité du vivant s’en sort très bien sans intelligence avancée.

4. Il existe une tendance… mais pas une règle

Sur de très longues échelles de temps, on observe parfois une augmentation locale de la complexité (multicellularité, systèmes nerveux).
Mais ce n’est :

  • ni universel
  • ni irréversible
  • ni garanti

Il y a aussi beaucoup de simplifications évolutives (parasites qui perdent des organes, espèces cavernicoles qui perdent la vue, etc.).

5. L’humain n’est pas le “sommet”

On a tendance à se voir comme le but final, mais c’est un biais très humain.
Nous sommes juste une branche parmi des millions, très spécialisée, très récente, et loin d’être optimale dans beaucoup de domaines.

Réponse : Gemini – 29 janvier 2026

1. L’évolution n’a pas de direction

L’évolution fonctionne par sélection naturelle. Si une mutation génétique permet à un organisme de mieux survivre et de faire plus de descendants dans son milieu spécifique, cette mutation se répand.

  • Si être plus intelligent aide à survivre (comme pour les humains ou les dauphins), l’intelligence sera sélectionnée.
  • Si être plus simple et moins énergivore aide à survivre (comme pour une bactérie), la simplicité sera conservée.

L’objectif n’est pas le « progrès », mais l’adéquation. Un ver de terre est aussi « évolué » qu’un être humain : il est parfaitement adapté à son milieu depuis des millions d’années.

2. L’illusion de la complexité (Le mur de gauche)

Si l’évolution ne vise pas la complexité, pourquoi voyons-nous des organismes complexes (arbres, mammifères) aujourd’hui alors qu’il n’y avait que des microbes il y a 3 milliards d’années ?

Le paléontologue Stephen Jay Gould expliquait cela par la métaphore du « Mur de gauche » :

  • La vie a commencé au niveau de complexité le plus bas possible (cellules simples). On ne peut pas être plus simple que ça et être vivant (c’est le « mur de gauche »).
  • Puisque la vie ne pouvait pas se simplifier davantage, la seule voie de diversification visible était vers plus de complexité (vers la droite).
  • Cependant, la grande majorité de la vie sur Terre reste microscopique et simple. En termes de biomasse et de nombre d’individus, la Terre est toujours une planète de bactéries. La complexité est une exception, pas la règle.
3. L’intelligence coûte très cher

L’intelligence telle que nous la concevons est un pari évolutif risqué et coûteux, pas une finalité.

  • Coût métabolique : Le cerveau humain ne représente que 2 % de notre poids, mais consomme environ 20 % de notre énergie. C’est un organe de luxe. Pour la plupart des espèces, un tel coût serait un handicap mortel, pas un avantage.
  • Fragilité : Un gros cerveau nécessite une grosse tête (rendant l’accouchement difficile) et une longue période d’apprentissage (l’enfance) durant laquelle le petit est vulnérable.

L’évolution ne favorise l’intelligence que si le gain (capacité à résoudre des problèmes complexes, outils, socialisation) dépasse ce coût énergétique exorbitant.

4. La preuve par la simplification

Si l’évolution poussait toujours vers la complexité, nous ne verrions jamais d’espèces régresser. Or, c’est fréquent :

Les animaux cavernicoles : De nombreux poissons ou insectes vivants dans le noir total ont perdu leurs yeux au fil de l’évolution, car maintenir un organe inutile coûte trop d’énergie.

Les parasites : Le ténia (ver solitaire) a perdu son système digestif, ses yeux et ses muscles pour devenir une simple « machine à se reproduire ». Il est devenu moins complexe que ses ancêtres pour mieux survivre.