Les réponses de l’IA

Question : Peut-on désigner un responsable pour les actes posés par l’intelligence artificielle?
Réponse : ChatGPT – 17 janvier 2026

La question de la responsabilité des actes posés par l’intelligence artificielle (IA) est un sujet complexe et débattu, tant sur le plan juridique que moral. En droit, il est généralement admis que la responsabilité d’un acte dépend de l’identité de la personne qui a contrôlé ou supervisé l’action. Or, une IA, en tant que système autonome, ne peut pas être considérée comme un « sujet de droit » capable de porter une responsabilité, car elle n’a pas de conscience ni de volonté propre.

Voici quelques approches qui sont actuellement discutées pour déterminer qui pourrait être responsable en cas d’acte ou de dommage causé par une IA :

1. Responsabilité du concepteur ou du fabricant (Responsabilité civile)

L’une des premières pistes serait d’attribuer la responsabilité aux créateurs de l’IA, c’est-à-dire aux entreprises ou aux individus qui l’ont conçue, développée et mise en circulation. Si l’IA agit de manière prévisible, mais qu’une défaillance survient (par exemple, une erreur de programmation, un défaut dans la conception, ou une mauvaise gestion des données), ces responsables peuvent être tenus pour responsables.

  • Exemple : Si un véhicule autonome cause un accident, le constructeur de l’IA pourrait être tenu responsable si l’incident résulte d’un défaut de conception ou d’un problème technique.
2. Responsabilité de l’utilisateur ou du propriétaire

Un autre argument est que la responsabilité pourrait être transférée à la personne ou à l’entité qui utilise l’IA. Par exemple, si un particulier ou une entreprise utilise un système d’IA pour prendre des décisions (par exemple, un algorithme de recrutement, un robot de trading), et que cette utilisation entraîne un dommage, cette personne ou entité pourrait être responsable.

  • Exemple : Si une IA utilisée dans un processus de recrutement discrimine illégalement un groupe de personnes, l’entreprise qui l’a mise en place pourrait être tenue responsable de la décision.
3. Responsabilité des systèmes autonomes (IA autonome)

Pour les IA qui prennent des décisions de manière autonome sans intervention humaine directe (par exemple, dans le cas des véhicules autonomes ou des systèmes d’armement autonome), une solution plus radicale pourrait être envisagée : créer une forme de responsabilité spécifique pour ces systèmes. Toutefois, cela soulève des questions sur la manière d’attribuer la responsabilité dans un cadre juridique classique.

  • Une proposition dans ce domaine est la création d’une « personnalité juridique » pour l’IA, ce qui permettrait de l’attribuer une forme de responsabilité. Mais cela reste une proposition complexe, car une IA ne possède pas la capacité de comprendre ou de subir des sanctions de manière humaine.
4. Responsabilité partagée

Dans certains cas, il peut y avoir une responsabilité partagée entre plusieurs parties : les concepteurs, les utilisateurs, et même les régulateurs (si les autorités de régulation n’ont pas mis en place des règles suffisantes pour garantir la sécurité de l’IA).

  • Par exemple, dans le cas des technologies de santé utilisant l’IA, la responsabilité pourrait être partagée entre les développeurs de l’algorithme, les médecins utilisant ces outils, et les institutions qui ont autorisé leur déploiement.
5. Responsabilité sur la base de la négligence ou de l’intention

Enfin, la question de la négligence ou de l’intention peut aussi être déterminante. Par exemple, si un créateur d’IA ne prend pas des mesures suffisantes pour s’assurer que son produit ne causera pas de dommages, ou si l’IA est utilisée de manière imprudente ou malveillante, la responsabilité pourrait être attribuée à l’auteur d’une telle négligence.

Conclusion

Il n’existe pas encore de cadre juridique uniforme et mondial pour attribuer la responsabilité des actes posés par l’IA, mais il est clair que la responsabilité doit probablement être partagée entre plusieurs acteurs. En attendant des législations plus claires et uniformes, une approche pragmatique consistera probablement à lier la responsabilité aux parties humaines impliquées dans la conception, l’utilisation et la gestion des systèmes d’IA.

Cela étant dit, l’évolution rapide de la technologie pourrait inciter les législateurs à repenser ces concepts traditionnels et à envisager de nouvelles formes de responsabilité adaptées aux particularités de l’intelligence artificielle.

Réponse : Gemini – 17 janvier 2026

C’est une question centrale du droit moderne. La réponse juridique actuelle est claire : non, l’intelligence artificielle (IA) elle-même ne peut pas être tenue pour responsable, car elle ne possède pas la « personnalité juridique ». Elle est considérée comme un outil ou un produit, et non comme un sujet de droit (comme un être humain ou une entreprise).

Par conséquent, la responsabilité se déplace toujours vers les humains ou les entités derrière l’IA.

Voici comment la responsabilité est généralement répartie aujourd’hui, selon les contextes juridiques (notamment en Europe et en droit civil) :


1. Le principe de base : L’IA comme « chose »

En droit, on ne peut pas poursuivre un marteau s’il blesse quelqu’un ; on poursuit celui qui le tient ou celui qui l’a fabriqué. Pour l’IA, c’est la même logique, bien que la complexité soit plus grande.

2. Qui sont les responsables potentiels ?

Selon la situation, la responsabilité peut retomber sur trois acteurs principaux :

A. Le Concepteur / Fabricant (Responsabilité du fait des produits)
Si l’IA cause un dommage à cause d’un défaut de conception, d’un bug, ou d’un jeu de données biaisé, c’est le créateur qui est responsable.

  • Exemple : Une voiture autonome a un accident car son logiciel ne reconnaît pas les piétons vêtus de jaune. Le constructeur est responsable pour avoir mis sur le marché un produit « défectueux ».

B. L’Utilisateur (Responsabilité pour faute ou négligence)
Si l’IA fonctionne correctement mais que l’utilisateur l’utilise mal, ignore les avertissements ou ne supervise pas l’outil, il est responsable.

  • Exemple : Un médecin utilise un logiciel d’aide au diagnostic qui suggère un traitement erroné. Si le médecin applique ce traitement sans vérification critique (alors qu’il est censé superviser la décision finale), sa responsabilité professionnelle est engagée. L’IA n’est qu’un outil d’aide ; la décision reste humaine.

C. Le Déployeur / Propriétaire (Responsabilité du fait des choses)
Dans certains cas, celui qui a la garde de l’IA (l’entreprise qui l’installe) est responsable des dommages qu’elle cause, même sans faute prouvée, simplement parce qu’il en a la garde.


3. Les défis juridiques actuels

L’application de ces règles classiques pose deux problèmes majeurs avec l’IA moderne (Deep Learning) :

  • L’effet « Boîte Noire » (Black Box) : Il est souvent très difficile d’expliquer pourquoi une IA a pris une certaine décision. Si on ne peut pas prouver qu’il y a eu un défaut de code précis ou une erreur humaine, il devient difficile pour la victime de prouver le lien de causalité.
  • L’autonomie : Si une IA continue d’apprendre après sa mise sur le marché (apprentissage continu) et prend une décision que le concepteur n’avait pas prévue, le concepteur est-il toujours responsable ? Le droit tend à dire « oui » (le producteur reste responsable du produit), mais cela fait débat.
4. L’évolution de la loi (Le cas de l’Europe)

L’Union européenne est pionnière pour clarifier ces zones d’ombre avec deux textes majeurs :

  1. L’AI Act (Règlement sur l’IA) : Il impose des obligations strictes aux développeurs d’IA à « haut risque » (transparence, contrôle humain, qualité des données). Si ces règles ne sont pas respectées, la responsabilité du développeur est quasi automatique.
  2. La Directive sur la responsabilité en matière d’IA (en projet) : Elle vise à faciliter la vie des victimes. Elle propose une présomption de causalité : si le système d’IA a dysfonctionné et qu’un dommage a eu lieu, on présumera que c’est la faute de l’IA (et donc de son opérateur/fabricant), sans que la victime ait à décrypter le code complexe pour le prouver.

En résumé

ActeurType de responsabilitéCondition
L’IAAucuneN’est pas une personne juridique.
Le FabricantDu fait des produitsDéfaut de sécurité, bug, biais, non-respect des normes.
L’UtilisateurNégligence / FauteMauvaise utilisation, manque de surveillance.
L’EntrepriseDu fait d’autrui/choseResponsable des outils fournis à ses employés.